Gestion financière BTP

Situations de travaux, facturation, relances et retenues de garantie suivies au mois. Vous savez ce qui rentre, ce qui reste dû et quel chantier gagne réellement de l’argent.
gestion financière BTP toulouse gestibtp

Ce que couvre la gestion financière BTP

La gestion financière BTP ne ressemble à aucune autre. En effet, un chantier peut être rentable sur le papier et ne rien rapporter à l’arrivée. Entre l’acompte encaissé au démarrage et le solde réglé six mois après la réception, il se passe beaucoup de choses que la comptabilité annuelle ne montre qu’une fois l’exercice clos.

Ainsi la gestion financière BTP consiste à suivre ces mouvements au fil de l’eau, pour les artisans et PME de Toulouse, de la Haute-Garonne et de l’Occitanie. Retrouvez l’ensemble de nos services administratifs BTP.

Les six volets de la gestion financière BTP

Trois signaux qui reviennent souvent

Vous répondez au téléphone

Un client appelle pour savoir où en est sa facture, et vous devez ouvrir trois dossiers avant de répondre. Le suivi n’est plus dans un outil, il est dans votre tête.

Vous décidez au ressenti

Accepter un chantier, embaucher, acheter un véhicule : ces arbitrages se prennent sans chiffre sous les yeux, uniquement sur l’impression que ça passe.

Vous découvrez au bilan

Votre expert-comptable vous annonce le résultat six mois après la clôture. À ce stade, plus rien n’est corrigeable sur l’exercice écoulé.

Préparation comptable et facturation électronique

Pourquoi la trésorerie du bâtiment est si tendue

D’abord, une entreprise du bâtiment avance presque toujours de l’argent. Elle achète les matériaux, paie les salaires et règle ses sous-traitants avant d’encaisser la moindre situation.

Ainsi ce décalage structurel explique pourquoi tant de sociétés rentables se retrouvent à découvert. En effet, le carnet de commandes est plein, le résultat est bon, mais le compte est vide au moment de payer les charges du trimestre.

Trois mécanismes aggravent la situation.

D’abord la retenue de garantie, qui immobilise cinq pour cent du marché pendant un an. Ensuite les délais de paiement, souvent tenus en privé mais plus longs qu’annoncé en public. Enfin les avenants oubliés représentent du travail réalisé et jamais facturé.

Or aucun de ces trois points ne se règle par la comptabilité, qui arrive après. Ils se règlent par un suivi tenu au mois, chantier par chantier.

Gestion financière BTP toulouse gestibtp

Gestion financière BTP : le cycle d’un chantier

Prenons un chantier de rénovation à 80 000 € HT, cinq mois de travaux, client privé. Voici quand l’argent entre réellement.

Les six jalons de paiement

À la signature · Acompte
Appelé dès la signature du devis, il couvre les premiers approvisionnements du chantier.
À la signature · Acompte
Mois 1 à 5 · Situations
Émises chaque mois sur avancement validé, déduction faite de la retenue de garantie.
Mois 1 à 5 · Situations
Au mois 6 · Solde
Réglé après le PV de réception et la levée complète des réserves signalées.
Au mois 6 · Solde
Le mois suivant · Décompte définitif
Fige les comptes du chantier. Passé ce stade, aucun supplément ne peut être réclamé.
Le mois suivant · Décompte définitif
Pendant un an · Période de garantie
Le chantier est soldé, mais 4 000 € restent bloqués chez le client pendant douze mois.
Pendant un an · Période de garantie
Au mois 18 · Retenue levée
Libérée à la date anniversaire, uniquement sur demande écrite de votre part.
Au mois 18 · Retenue levée

Gestion financière BTP : public ou privé

D’abord, les règles de paiement n’ont rien à voir. En marché public, le délai est de trente jours, porté à cinquante pour les établissements publics de santé et à soixante pour certaines entreprises publiques. Passé cette date, les intérêts moratoires courent de plein droit, sans mise en demeure, au taux de la Banque centrale européenne majoré de huit points, plus quarante euros par facture. Toute renonciation à ces intérêts est réputée non écrite.

En gestion financière BTP privée, le délai se négocie au contrat. Sans clause, il est de trente jours. Avec clause, soixante jours à compter de l’émission de la facture, ou quarante-cinq jours fin de mois. Or beaucoup d’entreprises signent sans le lire, puis découvrent qu’elles ont accepté des conditions défavorables sur toute la durée du chantier. Le quarante-cinq jours fin de mois est le plus coûteux, parce qu’il peut dépasser soixante jours réels selon la méthode de calcul retenue.

Ensuite, la garantie de paiement, elle,  change tout. Sur un marché privé dépassant douze mille euros hors taxes, acomptes déduits, le maître d’ouvrage doit garantir le paiement de l’entrepreneur : versement direct des fonds par la banque s’il a souscrit un crédit spécifique, cautionnement solidaire sinon, sauf autre garantie prévue au contrat. Tant que rien n’est fourni et que les travaux exécutés restent impayés, l’entreprise peut suspendre le chantier après une mise en demeure restée sans effet quinze jours.

Ce droit vient de l’article 1799-1 du Code civil, créé par la loi du 10 juin 1994, il est d’ordre public, et il reste largement ignoré. Son application aux chantiers réalisés pour un particulier en dehors de toute activité professionnelle s’apprécie au cas par cas.

Ainsi nous vérifions ces clauses avant signature et nous réclamons ce qui est dû. Un intérêt moratoire se réclame encore quatre ans après en marché public, cinq ans en privé. Un décompte général signé sans réserve, lui, ne se rattrape pas.

L’avenant, ce qu’on oublie de facturer

Sur un chantier de rénovation, les modifications sont la règle et non l’exception. En pratique, le client demande une prise supplémentaire, déplace une cloison, change un revêtement.

Or ces demandes se font oralement, sur le chantier, entre deux portes. Le compagnon exécute, personne ne chiffre, et le travail disparaît dans le forfait initial.

Du coup, en fin de chantier, l’entreprise réalise qu’elle a livré cinq à dix pour cent de prestations en plus sans les avoir facturées. Ensuite, réclamer devient délicat, parce que le client considère la chose acquise.

Notre règle en gestion financière BTP est simple : tout écart au devis initial fait l’objet d’un avenant chiffré et signé avant exécution. Cela évite le débat, et cela préserve la relation commerciale.

Savoir quel chantier gagne de l’argent

Une entreprise du bâtiment connaît son résultat annuel, mais rarement sa marge chantier par chantier. En effet, le bilan arrive six mois après la clôture, quand il est trop tard pour corriger quoi que ce soit.

Pourtant les écarts entre affaires sont considérables. Or le même type de chantier peut dégager vingt pour cent de marge chez un client et rien du tout chez un autre, selon les aléas, les reprises et le temps passé en coordination.

Concrètement, nous suivons les dépenses engagées face au budget prévu, affaire par affaire. Ensuite, matériaux, heures, sous-traitance et location de matériel entrent dans le calcul au fil de l’eau.

Dès lors, un dérapage se repère au troisième mois du chantier, pas au bilan de l’exercice suivant. Et surtout, le devis du chantier d’après tient compte de ce qui s’est réellement passé sur le précédent.

Le même chantier, deux suivis différents

SUIVI AU FIL DE L'EAU

80 000 €

encaissés sur 22 mois

  • Acompte demandé trois semaines après le démarrage
  • Deux situations sur cinq envoyées en retard
  • Réserve levée sans PV, solde bloqué six semaines
  • Travaux supplémentaires non chiffrés
  • Retenue réclamée après relance du comptable
SUIVI TENU CHAQUE MOIS

84 500 €

encaissés sur 18 mois

  • Acompte appelé le jour de la signature
  • Cinq situations émises le 1er du mois
  • PV de réception et levée de réserves écrits
  • Avenants chiffrés avant exécution
  • Retenue réclamée à la date anniversaire

Le suivi de trésorerie et le reporting sont inclus dans le forfait Pilotage BTP. Voir les tarifs et forfaits.

Nous accompagnons les entreprises du bâtiment de Tournefeuille, Portet-sur-Garonne, Plaisance-du-Touch et de sept autres communes. Voir toutes nos zones d’intervention.

Un doute sur ce qui vous coûte le plus ?

Le premier échange est offert, et sans engagement.